Cinematamua

Cinematamua 60 – Bougainville 1935

par le 06 jan, 2010, dans la catégorie Années 30-40, Années 50, Documentaire

L’ICA, et Te Fare Tauhiti Nui sont heureux de vous présenter la 60ème édition de Cinematamua. En prélude au FIFO 2010, Cinematamua vous propose de découvrir deux films tournés en Mélanésie. Le premier film intitulé « Bougainville » a été tourné par le Père Patrick O’Reilly en 1935 aux îles Salomon, le second « Les hommes d’Amok » a été réalisé en 1953 sur l’île de Mallicollo aux Nouvelles Hébrides par Gilles Arthur, Michel Lablais & Frédéric Drilhon.

Bougainville

Produit par le CNRS et le Comité du film ethnographique, le film « Bougainville » a été tourné sur la grande terre des îles Salomon du Nord. Le révérend père Patrick 0′Reilly y a été le premier à filmer en 1934 et 1935, la vie quotidienne, les coutumes et les traditions de ces habitants de l’arc mélanésien. Outre les activités quotidiennes, ce sont les événements importants de la vie des habitants qui ont retenu l’attention de ce passionné qui a pu filmer un mariage, une crémation et les rites d’initiation à la vie d’adultes.
En 1988, le Journal de la Société des Océanistes lui rend hommage sous la plume de Jean Guiart, il y évoque son voyage aux îles Salomon. « Le Père avait reçu, par la faveur du Dr Paul Rivet, directeur du Musée de l’Homme, une bourse du tout jeune Centre National de la Recherche Scientifique, bourse destinée à lui permettre de préparer une thèse de Doctorat d’Etat fondée sur des travaux de terrain à l’île de Bougainville, dans les Salomon du Nord sous tutelle australienne. De ce voyage il ramena au Musée de l’Homme, avant guerre, 4 000 objets, […]. Il en ramenait également la première monographie filmée française d’une culture océanienne ».*

Les hommes de Amok

En 1953, jeune journaliste en Nouvelle Calédonie, Gilles Artur se rend sur l’île de Mallicolo aux Nouvelles-Hébrides avec le peintre Michel Lablais. Bloqués sur les hauts plateaux pour cause de guerre tribale, les deux hommes restent deux longs mois dans le village de Amok. Equipés d’une caméra Pathé-Webo 16mm, ils filment la vie des « Big-nambas », assistent aux cérémonies traditionnelles de Namaki, à la construction des huttes, à la naissance des enfants, à la vie simple d’une peuplade bien peu touchée par la civilisation occidentale. Les villageois mâles portent un étui pénien en fibre de pandanus tressé et teint, accroché à une ceinture en écorce de cocotier. La dimension inaccoutumée de cet étui est à l’origine du nom de cette population « Big-nambas ». Dans ce film on découvre la fabrication des nattes et coiffures de pandanus pour les femmes, la construction de la toiture d’un namel, la fabrication des teintures, la cueillette, la préparation d’un lap-lap (repas), la consommation du kawa et de nombreuses cérémonies et danses coutumières. De ces images, il naîtra en 1954 un film « Les hommes d’Amok » signé par Gilles Artur, Michel Lablais & Frédéric Drilhon.

Cinematamua 60
Mercredi 20 janvier 2010

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