Cinematamua 64 – Jeux du Pacifique Sud 1971
par ICA - Marc le 27 avr, 2010, dans la catégorie Années 70, Documentaire, Reportage, Télévision
Pour cette 64ème édition de Cinematamua, l’ICA et Te Fare Tauhiti Nui vous proposent de faire un bond d’une quarantaine d’années dans le passé, en 1971 exactement pour assister au 4ème Jeux du Pacifique Sud à Tahiti.

Produit par le Comité organisateur des 4ème Jeux du Pacifique Sud & la Maison des Jeunes, Maison de la culture de Polynésie française et les Films du cercle, ce documentaire s’inscrit dans la série « Quand le sport s’amuse ». Réalisé par Jean-Daniel Simon, les textes et commentaires sont de Claude Darget (ancien présentateur du journal télévisé de l’ORTF dans les années 50/60). Nés d’une décision de la Conférence du Pacifique Sud de Rabaul en Papouasie-Nouvelle-Guinée en 1959 et organisés pour la première fois à Suva en 1963, les Jeux du Pacifique Sud étaient à l’origine une initiative des puissances de tutelle dans la région (États-Unis, France, Royaume-Uni, Australie et Nouvelle-Zélande) visant à assurer leurs zones d’influence respectives dans le Pacifique. Les premiers jeux ont eu lieu à des périodes irrégulières jusqu’aux jeux de Papeete de 1971. Dès lors, ils sont disputés tous les 4 ans.
Ces quatrièmes Jeux du Pacifique Sud ont lieu en septembre 1971 à Tahiti. 14 territoires y participent, soit près de 1500 athlètes. De Nombreuses personnalités de l’Etat font le déplacement pour l’occasion à l’invitation de Pierre Cassiaud, président du comité organisateur et du gouverneur Pierre Angeli: Pierre Messmer (Ministre chargé des départements et territoires d’Outre-mer), Maurice Herzog (ancien Secrétaire à la Jeunesse et aux sports) et Joseph Comiti (Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Jeunesse et des Sports et des loisirs). Ce documentaire retrace l’histoire de ces 4èmes Jeux. Premières images sur l’ouverture au Stade Pater avec les jeunes élèves de l’USEP et les défilés de chaque délégation portant les couleurs de leurs territoires. Puis le film nous invite à découvrir l’ensemble des épreuves, notamment le premier marathon organisé à Tahiti et les champions qui participent aux compétitions: Stanley Drollet (médaille d’or au saut à la perche), Danielle Guyanet (médaille d’or aux 100m haie, double médaille de bronze aux 100m dame et au saut en hauteur), Jean Bourne (médaille d’argent aux 100m homme), Maco Nena (médaille d’or en boxe, poids lourd toute catégorie), Apeang (médaille d’or en boxe, poids plume), Ateo (médaille d’or en chasse sous-marine).
La Polynésie française finira troisième de ces Jeux avec 70 médailles dont 22 en or, derrière la Nouvelle Calédonie et la Papouasie Nouvelle-Guinée. (Fonds INA)
Diffusion: 14 mai 2010






13 mai, 2010 à 9 h 56 min
Continuer votre travail de conservation de la mémoire du peuple polynésien et plus largement du peuple océanien, mais de grâce s’il vous plaît, respecter la musique de l’époque avec un bruitage additionnel judicieusement inséré (les logiciels sont nombreux) ou alors rajoutez une musique d’ambiance simple en fonction du contexte (le net en regorge en téléchargement libre de droits) et retouchez mieux les images car il y a une dominante rouge sur certains documents video, assez désagréable à voir.
Donc, voici quelques conseils d’un amateur averti qui, je l’espère, vous serviront à améliorer la suite de vos documentaires.
14 mai, 2010 à 14 h 53 min
Bonjour Patrick et merci pour votre commentaire.
Juste une ou deux précisions. Dans la mesure du possible nous essayons d’illustrer les archives muettes qui nous sont confiées avec de la musique locale issue de notre catalogue. Mais il n’existe pas de musique polynésienne libre de droit, c’est un mythe tenace, mais il y a toujours derrière un enregistrement: un producteur, un éditeur, puis des auteurs et leurs ayant droits. On trouve sur Internet de la musique au mètre, parfois en common license, mais qui n’a rien d’océanienne. En ce qui concerne la retouche d’images, nous récupérons très souvent les films du passé en mauvais état, nous faisons ce que nous pouvons mais ne sommes pas magiciens et n’avons pas de laboratoire à notre disposition sur le Fenua. Un film a dominante magenta, est un film dont la couleur a viré (peut-être un problème de bain lors du tirage de la copie). Impossible de recréer la couleur quand il n’y en a plus. Alors nous préférons montrer un film décoloré en atténuant la chroma, que ne pas le montrer du tout. Vous verrez que le film « Jeux du pacifique Sud » est effectivement en état « moyen », la conservation des bobines 16mm ne devait pas être la préoccupation principale du producteur. Le télécinéma a été réalisé il y a de nombreuses années par l’INA (nous les remercions), il n’existe pas d’autres copies à notre connaissance. Bien à vous.
3 juin, 2010 à 22 h 23 min
C’est réellement l’article que j’attendais à lire, on en apprends beaucoup grâce à toi. Je souhaite longue vie à ce blog qui chaque jour me permet d’en apprendre un peu plus.